Pour un capitalisme bridé face à la mondialisation et son capitalisme « no limits » :

Les toutes puissantes multinationales à réguler :   à partir d’une certaine taille , leur faillite peut couter cher aux pays dans lesquels elles sont implantées…

– Le « too big to fall »  impose aux états de financer leur sauvegarde, on ne devrait pas en arriver là surtout pour les petits Etats…

– Ne rêvons pas, les réguler ne sera pas une affaire facile , trop d’emplois sont en jeu, la menace des délocalisations dans des pays plus accueillants et aussi plus tolérants font souvent reculer les responsables politiques.

On ne peut pas arriver à réguler correctement et efficacement le capitalisme débridé qui sert de modèle à la mondialisation des échanges commerciaux :

Seul le rapport de force entre les puissances économiques dicte sa loi.

Les sommets du G20 sont indispensables pour adoucir légèrement les déséquilibres, mais on ne peut en attendre trop tellement les intérêts de chacun sont divergents.

Les multinationales apportent aux pays émergents la technologie des pays développés par leur investissements .

Cela reste un investissement à court terme , elles se tirent une balle dans le pied à moyen terme car les pays émergents évoluent et vont ainsi les concurrencer dans quelques années..

La règle du capitalisme mondialisé : la loi du cout terme  : que ça rapporte  le plus vite

La loi du profit , les 15-20% de rendement !! : possible dans les pays émergents ou dans les milieux financiers, très difficile dans les pays développés à moins d’une productivité exceptionnelle ou d’une innovation très poussée.

Le capitalisme a changé de visage depuis l’ère Thatcher / Reagan : il est devenu moins familial et plus impersonnel, plus débridé : on est plutôt fier du rendement à cout terme que de ce que l’on a dans le panier, la vision comptable l’emporte…

Le progrès technique  a rendu ce capitalisme plus percutant : l’informatisation des bourses par exemple décuple les possibilités de gagner rapidement, l’augmentation de la productivité grâce à la robotisation a permis de produire plus avec moins de personnel..

Quels en sont les avantages : les pays émergents pourraient répondre mieux que moi au niveau des classes sociales pauvres et moyennes qui ont explosé leur pouvoir d’achat,  il nous reste le progrès technique provoqué par l’innovation issue des investissements des entreprises et une activité professionnelle moins fatigante sur le plan physique.

Quelles  sont les limites de ce capitalisme débridé :

la productivité a ses limites encore mal définies : la formation et la santé psychologique du personnel sont cruciales , il existe un seuil  où la productivité va baisser à cause son impact psycho-social sur la santé…

La consommation des matières premières a un impact direct sur leur raréfaction  : ce capitalisme est basé sur la consommation (plus on consomme plus on dépense..), malheureusement elles ne sont pas inépuisables

L’explosion des réseaux informatiques : sans l’informatique , ce capitalisme ne se serait jamais développé même en dehors des frontières

Une certaine stabilité politique nécessaire dans le monde qui décuple les échanges commerciaux : un monde sans conflit, sans guerre est plus propice au business, aux investissements hors des frontières…

La résistance psychologique au stress des employés  : chacun a ses propres limites en mode connecté , la productivité pousse à renforcer le parallélisme des tâches

Que pouvons-nous faire ?

Attendre que les gouvernements agissent ? non les partis politiques des pays occidentaux sont surtout financés par les dons en provenance des milieux d’affaires. Le lobbysme même dissimulé existe et a souvent le dernier mot

Les sommets internationaux du style G20 ou G8 ? pas vraiment d’actions très concrètes, le consensus est long à obtenir, mais le fait d’en discuter entre dirigeants reste quand même utile.

Pour un capitalisme bridé

A – un pacte de productivité responsable : pour toutes les entreprises

un rapport emploi / chiffre d’affaire : à définir, il préservera l’emploi tout en cassant la surproductivité, au delà de ce seuil les entreprises auraient à investir ou à payer un impôt de surproductivité.

Les entreprises financières seraient obliger d’investir et d’employer des dizaines de milliers de personnes  pour éviter cet impôt

Inconvénients  : les grandes entreprises pourraient nous envoyer un « bye bye la France »

B – un pacte de rentabilité responsable : pour toutes les entreprises

un seuil de 5% à ne pas dépasser sous peine d’impôt de « sur-rentabilité » ou d’investissement forcé

Inconvénients  : les grandes entreprises pourraient nous envoyer un « bye bye la France »

C – un revenu plafonné : pour les dirigeants

Un seuil de 100 SMIC annuel à ne pas dépasser…

 

Partager sur
  • Partager via Facebook
  • Partager via Google
  • Partager via Twitter
  • Partager via Email
Cette entrée a été publiée dans Non classé. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire